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Issame

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Salah Phillippe
A l’entrée de la ville le barrage d’une escorte de la gendarmerie contrôle le va et vient des véhicules et de leurs occupants. Le thermomètre affiche plus de 34 degré, l’air est sec et pas un brin de fraicheur, l’été s’annonce précoce, pourtant sur les coteaux  les blés ne sont pas encore arrivés à maturation. On attend et on espère quelques ondées, sur l’artère principale quelques passants fatigués déambulent lentement, on passe de l’épicier au boucher pour remplir son couffin et  rentrer  attendre l’heure de la rupture du jeûne. Il est 16 heure et il n’y a pas foule cet après midi.
On traverse une ville comme endormie, on se dirige vers le centre d’estivage et à la bifurcation, oh ! Surprise, un énorme arbre est mis  en travers sur toute la largeur de la chaussée. Renseignement pris, on doit faire demi-tour et revenir sur nos pas, retraverser la grande artère, passer au devant d’un giratoire sur lequel  deux chevaux en stuc sabots en l’air sont en duel, mais qui ne rappellent en rien les fougueux barbes amazighs. Enfin, un peu plus haut on repart vers le centre d’estivage, des travaux d’élargissement de la chaussée sont en cours, de loin sur l’autre versant apparait sur les hauteurs une nouvelle route panoramique qui se dirige aussi vers le centre d’estivage et qui amènera  son lot de prétendants, amoureux des lointains horizons et des larges espaces.
Les travaux continuent sur tout le long  la route. Une fois arrivé le site est calme et il y règne une fraicheur sans pareille. Seul le chant des oiseaux brise le silence. Les eaux de la source Taghbaloute N’ou Hlima s’écoulent doucement, fraiches et limpides, rien de tel pour se désaltérer aux heures de canicule pendant la période estivale. Les berges naturelles de l’ancien  ruisseau ont laissé place à des murs de pierres, son  lit d’une largeur de cinq mètres est maintenant asséché tout au long de son parcours. D’anciens logements communaux sont squattés par quelques fantaisistes surréalistes qui se sont donnés à cœur joie en créant des arches et des balcons à leurs chaumières.  Un boucher exerçant en période estivale a même jeté un pont branlant sur les deux rives  pour faciliter l’accès à sa clientèle. Business oblige, il met au défi les ouvrages d’art commandités par la commune, qui ressemblent à s’y m’éprendre à des ponts chinois ou du moins asiatiques, on a voulu peut-être recherche le coté Zen du site.
Depuis quelques années déjà, des travaux de construction de locaux avaient été entamés dans ce qu’il reste aujourd’hui de ce que fut ce qu’on pouvait appeler camping. Les travaux sont à l’arrêt, les hommes ont déserté le chantier, pas âme qui vive, qui doit faire quoi pour que les travaux reprennent. Pourtant  les étés passent et repassent et on espère.

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