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Issame

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S.Phillipe
Sous un soleil de plomb, ici on creuse à coups de burin, ici on arase pour la pose des pavés, des hommes vêtus de gilets jaunes s’acharnent pour exécuter la tâche qui leur a été confiée en temps et en heure et relever le défi de terminer les travaux du parking Tamegnounte à la date envisagée.
Pour la deuxième fois, la façade de la Souika est sous les rouleaux à peinture des artisans pour retrouver un nouvel éclat, à l’arrière des bâtiments, des niveleuses grincent et tracent la voie de passage des véhicules en charges de la livraison des fruits et légumes et autres denrées qui viendront approvisionner la Souika.
Les véhicules après avoir déchargé leurs marchandises devront passer par le devant du portail de l’école primaire Mohamadia et des précautions s’imposent pour éviter tout incident. Soit les livraisons doivent se faire très tôt le matin, soit des barrières doivent être activées lors des entrées ou des sorties des élèves, ou au mieux voir la possibilité d’un portail sur une autre voie d’issue.
Le nouveau parking paraît exigu devant l’éventuel afflux des usagers qui d’habitude arrivent en voiture pour faire leurs courses et c’est bien regrettable que  pour sa création un deuxième espace vert est été sacrifié. Sacrifice que le Conseil Communal consent pour libérer de plus de vingt années d’occupation informelle les places El Ghadira El Hamra et  Ait Tislit et d’offrir aussi aux jeunes écoliers l’occasion d’étudier dans de bonnes conditions hors de portée des clameurs du souk.
L’école du 11 Janvier durant ces dernières années était assiégée par les charrettes des vendeurs de fruits et légumes et que seuls les cartouches de l’architecte A. BOUILLANNE et de l’entrepreneur G. BONNAN accrochés là dans les années cinquante ou même bien avant pouvaient encore témoigner de la présence de l’école de filles de Béni Mellal. L’architecture épurée de ce bel établissement devrait être source d’inspiration pour toutes les jeunes générations de diplômés en exercice de cet art. 
Ces maitres d’ouvrage avaient eu en respect cette partie de rocher qui émergeait du sol en forme de bosse de dromadaire couleur caramel par-dessus  laquelle on  grimpait, alors que les femmes plus âgées la vénéraient, elles posaient leurs mains en demandant sa bénédiction, un rite animiste venu d’un autre âge et qui est remonté jusqu’à nous du plus profond de l’histoire  avec tous ses  doutes et que tous appelaient en toute humilité « Lalla Naga ». Mais un beau matin la sage décision d’un conseil mit fin à tout un mythe et vite on oublia.    
Toute une jeunesse de Béni Mellal n’a pas en mémoire le parc des Ait Tislit, ni l’état dans lequel il se trouve  actuellement faute de pouvoir y accéder, ni aussi les troncs énormes et noueux des faux poivriers qui ornaient l’allée Tamegnounte sous le bourdonnement de guêpes sauvages en quête de suc mielleux  qui nous terrorisaient. 
Il faut espérer que dans la précipitation on n’oublie pas de refaire le carrelage des trottoirs qui longent la Souika. Une séance en réunion à la commune définira bientôt la liste des bénéficiaires et le montant de la location au mètre carré pour chaque local et d’ouvrir les offres en réponse à l’appel concernant la location  du café panoramique en terrasse de la souika.







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